LE MOT DE JULIEN GERBI : LE GRAND PRIX DE ABU DHABI :

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En 1943, dans son ouvrage “Huit clos”, Jean-Paul Sartre avait écrit “l'enfer, c'est les autres…”. Une variante de cette phrase, en espagnol bien entendu, pourrait résonner dans l'esprit de Fernando Alonso depuis l'arrivée du Grand Prix d'Abu Dhabi. Malgré tous ses efforts, le double champion du monde a perdu un éventuel troisième titre hier è la suite d'une course-poursuite interminable derrière la Renault de Vitaly Petrov. Cette voiture è dominance jaune qui lui a tant donné entre 2003 et 2006 a été son cauchemar durant près de 40 tours, et une délivrance pour l‘équipe Red Bull et son pilote Sebastian Vettel, parfait durant tout le week-end.
Les enjeux étaient simples : en cas de victoire ou de seconde place, le pilote de la Ferrari nº8 serait titré. Dans le cas contraire, Vettel, Webber et Hamilton avaient chacun l'opportunité de prendre définitivement la tête du championnat.
Après des qualifications ayant vu un regain de forme de la part des McLaren, la tâche d'Alonso et de Webber s'annonçait nettement plus compliquée. 3ème et5ème, les deux leaders du championnat se voyait contraints è une course défensive, lorsque Vettel et Hamilton pouvaient tout risquer. L'histoire s'est écrite peu après le restart : Webber, è la limite derrière Alonso, a fait une petite erreur aux conséquences graves. En touchant le mur avec son pneu arrière droit, il était contrait è un arrêt aux stands qui, vu sa précocité, le plongeait dans un peloton dense et plus lent, chaussé de pneus “prime” pouvant durer 40 tours. L'erreur était faite chez l'australien qui, indirectement, allait forcer Ferrari è se calquer sur cette stratégie. Près de 24 heures après la course, la presse, les fans et même le gouvernement italien se demandent pourquoi les stratèges de chez Ferrari ont décidé de rappeler Alonso aux stands aussi tôt. Le fait est que lorsque l'Espagnol est retourné en piste, il était bloqué derrière une des Renault ayant déjè ravitaillé. La vitesse de pointe de Petrov a empêché Alonso de tenter une quelconque attaque – sur un circuit peu propice aux dépassements -, et a scellé le destin de cette saison 2010. Les messages de motivations par radio entre Ferrari et Alonso ont paru désespérés. Malgré tout son talent, Alonso n'a rien pu faire contre Petrov qui, il est vrai, a réalisé une magnifique course. Webber, derrière, n'a même pas été en mesure de se rapprocher de ce peloton, et a conclu la marche en 8ème position. Pour Alonso, l'enfer fut d‘être contraint è une course contre la montre et d‘être bloqué derrière un pilote novice sans être en mesure de le dépasser. 
En tête de course, Vettel a réalisé un sans-faute, è l'image d'un Raikkonen ou d'un Massa è Interlagos en 2007 et 2008. Il n‘était pas maître de son destin et a tout donné afin d'avoir un maximum de chances de son côté. Les erreurs de ses adversaires lui ont permis d'accéder è ce titre de champion du monde, le plus jeune de l'histoire de la F1. Les McLaren, quant è elles, ont conclu un très bon week-end en 2ème et 3ème positions, tandis que Rosberg et les Renault ont profité du safety car pour s'inviter aux avant-postes.
Comme je l'ai écrit un peu plus haut, une fois la course terminée, Ferrari et Petrov ont été fustigés par les critiques. J'ai été très attristé de voir des “fans” de sport automobile s'en prendre è Petrov pour ne pas s‘être écarté. Il était évident que le pilote russe faisait sa course, mais n'a en aucune mesure défendu sa position de manière suicidaire. Dans la même mesure de ce qu'il s‘était passé entre Vettel et Hamilton è Interlagos en 2008. Les gestes d'Alonso dans le tour d'honneur ont également été tristes è voir, mais sont certainement compréhensibles vu la déception qui devait l'habiter è cet instant. Dans tous les cas, l'Espagnol a fait une superbe saison, tout comme les trois autres prétendants au titre, et ce championnat du monde s'est joué sur l'accumulation de quelques petites erreurs au cours de la saison, et qui ont fait la différence au moment du décompte final.
J'aimerais également saluer le superbe spectacle que nous a offert le cadre de Yas Marina è Abu Dhabi, dans cette course se terminant en nocturne. Il était dommage que le circuit ne soit peut être pas adapté è une finale de championnat du monde – peu de possibilités de dépassements, grand droit è l'erreur, circuit peu exigeant pour les mécaniques -. Certainement qu'une finale è Interlagos, dans des conditions météorologiques changeantes et sur une piste compliquée, aurait offert un spectacle en piste plus excitant, mais le cadre d'Abu Dhabi était définitivement exceptionnel et il va sans dire que les membres de l‘équipe Red Bull ont du bien fêter leur premier sacre – au jus de pomme évidemment ! – immédiatement après la course.
Dès demain, tout le petit monde de la F1 se remet au travail pour la saison 2011. Au programme, des tests pour jeunes pilotes et la découverte des pneus Pirelli. Les changements prévus dans la réglementation – tels que l'utilisation du KERS – pourraient remettre è niveau les équipes de tête, et provoquer quelques surprises pour cette saison 2011. Un peu de patience, et nous en saurons plus en mars ! 
De mon côté, je travaille sur la mise en place de mon programme de course 2011. Différents projets sont è l‘étude : j'ai reçu des offres pour rouler en Formule 2 et World Series by Renault, pour ne citer que les grands championnats monoplace, mais d'autres programmes en GT, Endurance et WTCC sont sur la table. L'hiver sera long mais j'espère pouvoir parvenir è un accord.

Prenez soin de vous,

Lancement BAIC

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