Grand Prix d\'Australie: Des surprises et des confirmations

Comme il était prévu, les Red Bull - et surtout Sebastian Vettel - ont été largement plus rapides que les autres voitures. Le tour de qualifications du champion du monde en titre a été impressionnant, et son rythme en course a certainement été calmé par l'incroyable avance qu'il s'était forgé après le départ. Dépourvue de KERS, la RB7 motorisée par Renault a fait parlé d'elle. Impeccable sur un tour, fiable en course en comparaison è la RB6 du début 2010, elle s'est affirmée comme la voiture è battre aux mains du pilote è battre. Son coéquipier australien Mark Webber a été, comme d'habitude en début de saison, moins performant que le pilote nº1 de la formation autrichienne. Mais la donne pourrait peu è peu changer durant le cours de la saison. Lors de ma dernière chronique, j'avais, è tort, sous-estimé la performance pure des McLaren-Mercedes. À la surprise de tout le plateau, les flèches d'argent britanniques ont tourné sur un rythme supérieur è celui qui avait été vu durant l'intersaison. Après avoir fait un pas en arrière concernant leur système d'échappements è l'avant des pontons, les voitures nº3 et 4 ont repris du poil de la bête. Et sans sa pénalité pour un dépassement litigieux sur Felipe Massa, Jenson Button aurait certainement pu se battre pour le podium. Lewis Hamilton s'est assez peu fait remarquer durant la course, chassant constamment le lièvre Vettel. Mais son rythme a été extrêmement sérieux et il pourrait devenir un réel prétendant au titre lorsque l'équipe britannique aura rattrapé le niveau de performance de Red Bull et aura enfin réussi è faire fonctionner son nouveau système d'échappements. Preuve que ce système fonctionne, le premier podium de la carrière du pilote russe Vitaly Petrov a été l'événement de ce début de saison. Aucune erreur et une parfaite résistance è la remontée de Fernando Alonso en fin de course, le jeune pensionnaire de Renault a impressionné son monde, en commençant par la Russie toute entière. La Renault, malgré la piètre performance d'un Heidfeld transparent et malchanceux, a confirmé les dires de Robert Kubica durant l'inter-saison, selon lesquels elle pourrait se battre pour les avants-postes. Force est de constater que le Polonais avait raison, et il est dommage de ne pas savoir ce qu'il aurait fait au volant de cette merveille sans son malheureux accident lors d'un rallye en Italie. Ferrari, quant è elle, est repartie d'Australie sur un sentiment mitigé. Felipe Massa a été relativement absent et n'a pas semblé plus è l'aise avec les Pirelli qu'il ne l'était avec les Bridgestone (rappelons que Massa avait pointé du doigt les gommes japonaises comme la principale raison de ses contre-performances en 2009 et 2010), et Alonso a semblé porté toute l'équipe italienne sur ses épaules. Sans un départ manqué, le double champion du monde aurait certainement terminé sur le podium, ce qui n'aurait pas été si mal compte tenu du niveau de compétitivité du plateau 2011. Un peu plus bas dans le peloton, notons l'excellente performance des Sauber, néanmoins disqualifiées après la course pour un aileron arrière non conforme. La performance de Sergio "Checo" Perez, calquée sur un seul arrêt malgré l'usure excessive des Pirelli, a montré que les voitures suisses sont dans le coup, et qu'è son volant, Perez peut s'affirmer comme un trouble fête. Associé è l'excellent Kobayashi, le pilote mexicain pourrait aider l'équipe de Peter Sauber è remonter la pente. Williams et Force India peuvent se faire du soucis. Enfin, je ne m'attarderai pas sur la performance des Mercedes. Loin du compte en qualifs, ses deux pilotes allemands Rosberg et Schumacher furent éliminés en course après des contacts avec Alguersuari et Barrichello. Il n'y a rien è dire de particulier et attendons la prochaine manche afin de voir ce que la W02 a dans le ventre. Revenons un peu sur les pneus Pirelli. Le plateau s'attendait è voir les gommes italiennes se détruire en quelques tours. Il n'en fut rien. Les enveloppes furent impeccables en terme d'usure, cependant je fus personnellement déçu de ne pas voir plus de différences entre les gommes tendres et dures. Mais le manufacturier unique a promis des changements, è commencer par le prochain GP de Malaisie durant lequel 3 è 4 arrêts aux stands seront prévus. 
Toujours dans le dossier des nouvelles règles, l'aileron arrière ajustable porte encore è discussion. Certains pensent qu'il n'a rien apporté de plus, d'autres pensent qu'il devrait être modifié pour accentuer les chances de dépassement. Je ne fais personnellement partie d'aucune de ces catégories. Je pense que le circuit de Melbourne ne nous a pas aidé è en savoir beaucoup plus sur ce système. La ligne droite étant assez courte et le premier virage ouvert et rapide, nous n'avons pas pu voir beaucoup de dépassements. Je pense que ces deux facteurs sont è prendre en compte. Ce système a néanmoins permis è de nombreux pilotes de rester collés derrière leur concurrent direct, ou bien de rattraper un peu de retard en ligne droite des stands pour tenter un dépassement plus tard dans le tour. Le système permet donc effectivement de compenser les conséquences du dévantage, et de ne pas voir son rythme complètement cassé par cet effet aérodynamique. Donc selon moi, le système fonctionne è sa façon, mais il nous faudra attendre la prochaine course è Kuala Lumpur, où les lignes droites sont interminables, afin de juger complètement de son impact sur le sport. J'ai personnellement été ravi par cette première course, même si je pense qu'elle n'est pas forcément représentative, en terme de spectacle, de ce que nous verrons cette saison. La prochaine course en Malaisie, où des orages sont pour le moment prévus, devrait nous offrir une vision un peu plus claire de la hiérarchie 2011. Comme lors du GP de Melbourne, je commenterai la course en direct sur mon twitter @MyRaceDriver, donc n'hésitez pas è me suivre et è me poser vos questions !

D'ici lè, prenez soin de vous.

                                                                                                                                                                                                                                                                 Julien Gerbi

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